Le sujet principal de recherche concerne
- la conception
- la systémique
- l'information
et donc .... la conception de sytèmes,
....les systèmes d'information.
et pour finir ... la Conception des Systèmes d'Information.
Partant de
préoccupations d'enseignement et particulièrement de celui
de la méthode Merise, il est devenu rapidement clair que le domaine
nécessite un approfondissement théorique : concepts de modèles,
d'information, de processus de conception (versus "méthodes"), rapports
ingénierie / théorie, ....etc.
Alors que la majorité
de la recherche académique sur ce sujet s'est souvent développée
en complément des travaux en Bases de données, il me semble
que son véritable terrain est celui de l'Intelligence Artificielle.
La thématique requiert en effet
l'expérimentation d'outils informatiques d'aide à la conception
et à la modélisation. Elle présuppose une représentation
des connaissances du domaine applicatif de l'organisation.
Elle devrait se donner l'objectif de
construire des Ateliers Intelligents d'aide à la conception. Cet
objectif serait de nature à dépasser certaines limites
des actuels Ateliers de Génie Logiciel, trop souvent réduits
à une simple administration de la conception.
Elle pourrait de plus autoriser le transfert
des compétences, du concepteur spécialiste et solitaire,
vers des "usagers" coopérant à la conception de leurs propres
systèmes informatiques.
C'est à cet aspect de la problématique,
au plan de l'ingénierie et de la théorie, qu'a été
consacré le travail de thèse.
A cette occasion, je me
suis intéréssé
à l'approche réseaux sémantiques, un courant important
en Représentation des Connaissances, particulièrement les
Réseaux Sémantiques à Héritage Structuré
dont Ronald Brachman fut l'initiateur (système KL-ONE). Ils ont
été poursuivis dans
les systèmes terminologiques devenus aujourd'hui logiques
terminologiques. Parallèlement des méthodes comme KADS
ou KOD se développaient.
Ni les uns ni les autres ne m'ont paru
convenir vraiment au problème de la conception des systèmes
d'information.
Les principales raisons sont l'hypothèse
illusoire des primitives universelles de représentation des connaissances,
le plaquage brutal de structures logiques (du 1er ordre) sur des contenus
empiriques, l'absence de prise en considération de l'utilisateur
(reportée au mieux à des questions techniques d'interface)
et surtout le silence total sur le processus
de conception lui-même.
Le problème est
donc plus complexe que ce que l'on a pu croire et l'arrivée des
méthodes orientées objet ne me paraît pas non plus
de nature à le résoudre.
Je suis donc revenu sur les deux questions
qui me paraissent importantes :
- qu'est-ce qu'un modèle
et comment les gens font-ils pour les fabriquer ?
- qu'est-ce que l'information, son rapport
à la cognition et son élaboration collective dans l'organisation.
Ma découverte de
ces dernières années est que des réponses ont déjà
été formulées en partie par la sémiotique.
Elle permet de comprendre de façon cohérente au sein du concept
de signe les notions d'information, de modèle, de connaissance,
d'interprétation et de communication (U. Eco, C.S. Peirce et d'autres).
Les sciences cognitives et l'Intelligence Artificielle paraissent faire
quelques pas dans cette direction. Il reste à voir les expérimentations
qui peuvent en être faites en conception de Systèmes d'Information.