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Résumons
nous ...
Aujourd'hui, c'est déjà hier |
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Le tableau suivant en
forme d'inventaire (les item proposés en lignes) distingue trois
périodes de l'histoire du Génie Logiciel :
| Période | Fonctionnelle | Conceptuelle | Communicante |
| Les problèmes à résoudre | structurés,
permanents :
information = constater l'activité |
ouverts
et localisés :
information = interroger & analyser |
évolutifs
et globaux :
information = distribuer et partager |
| dans le projet de ... | développer des applications indépendantes | relier les applications, accès concurrent et partagé | faire coopérer des modules indépendants mais interopérables |
| avec des architectures matérielles | centralisées, spécialisées et propriétaires | héterogènes
+ terminaux passifs + Micro informatique |
décentralisées
+ terminaux intelligents + réseaux de communication |
| au moyen d'architectures logicielles | Fichiers et chaînes de traitement préenregistrées (Job Control Languages) | d'une
Base de Données, un SGBD
et un moniteur transactionnel |
Réparties, organisées en client serveur, non dédiées, évolutives et donc à concevoir |
| pour des utilisateurs | Inexistants (hors système d'information) | Passifs (saisie et consultation) | Décideurs (exprimant des besoins, dialoguant avec leurs machines) |
| avec des langages de programmation | Procéduraux | Procéduraux + Déclaratifs (SQL) | Langages à Objets |
| au moyen d'outils | Générateurs de code | CASE | CASE + langages de programmation |
| une conception ... | par découpage en sous-problèmes , analytico fonctionnelle : des résultats vers les données | par modélisation : "construire le SI, c'est construire sa base de données" | pour et par réutilisation : Frameworks, Design Patterns, bibliothèques de classes |
| et des méthodes | d'analyse structurée | globales qui séparent données/ traitements et permettent une validation de principe par références croisées | -
exploitant un capital d'expériences
- unifiées par une notation commune (UML) - procédant de manière incrémentale - validant par simulation effective |
Ce
qui nous semble significatif de la deuxième rupture :
- la prise de pouvoir
des utilisateurs sur l'informatique (une appropriation)
- le centrage des problèmes
sur la communication de l'information
- la montée
en abstraction des langages permet d'exprimer
aussi bien l'analyse que la réalisation et d'obtenir une traçabilité
des étapes, inscrite dans les logiciels applicatifs
- la question à
résoudre : celle des architectures logicielles.
Généralistes et modulaires, elles s'affranchissent des contextes
applicatifs. Alors que chaque contexte applicatif dictait son style d'architecture,
ce style est aujourd'hui lui-même à
concevoir. Par un effet de balancier classique, la prise de pouvoir
des utilisateurs redonne du grain à moudre aux informaticiens.
On peut observer la trace de ce changement dans le glissement du vocabulaire lui-même. Alors que le terme de "conception" référait au système d'information, indépendamment de ses aspects proprements informatiques, le même terme réfère aujourd'hui à l'architecture du logiciel et prend la place de l'ancien terme "réalisation". Quant à la conception du SI, on l'appelle plus volontiers "analyse", ce qui nous semble douteux.
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| Auteur : Bernard Morand | Eléments historiques | Date de dernière mise à jour : 1/11/2000 |