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       En intérim 
 
1.4. Les intérimaires dans les contrats
Il faut associer les personnes aux contrats. Cette association concerne aussi les clients et les qualifications.

Commençons donc par une association très générale (et très vague) entre tout cela. Comment nommer cette association ? Le vocabulaire utilisé dans le domaine paraît être la "mise à disposition" ; pour faire plus court dans le dessin je propose "intervenir".
Réfléchissons maintenant sur ce que nous avons écrit pour voir les simplifications possibles :
 

- Il y a une simplification évidente qui résulte de la contrainte d'intégrité fonctionnelle entre contrats et clients. Si on sait dans quel contrat intervient une personne, le client est immédiatement déductible : il n'y en a qu'un. Donc la patte intervenir-client est bien à supprimer.

- Par un raisonnement semblable : si on connaît l'interimaire qui intervient dans un contrat, on a la qualification. Donc on doit supprimer la patte intervenir- qualification.
PAS SI VITE !
Si l'on fait cela, tout intérimaire intervenant dans un contrat y travaillera au titre de sa qualification STANDARD. Or, on nous a dit qu'il était possible que celle-ci "soit redéfinie lors d'une affectation à un contrat particulier".
Il ne faut donc pas décomposer ici ! (sinon on perdra l'information sur la redéfinition d'une qualification)

Nous sommes donc en présence d'une exception à la règle de décomposition par les CIF. Ca mérite que l'on réfléchisse un peu à la chose parce qu'une règle qui s'applique en général, mais qui ne s'applique pas dans certains cas particuliers, c'est tout ce que l'on voudra sauf une règle !
Quelle est la raison pour laquelle la décomposition n'est pas valide ici ?

La raison est que nos deux associations "Intervenir" d'un côté et "Posséder standard" de l'autre n'ont pas la même sémantique : la première vise les qualifications effectivement utilisées dans les contrats, l'autre vise les qualifications intrinsèques des personnes. Et il se trouve que ce ne sont pas nécessairement les mêmes.

Moralité : pour une règle, il faut toujours son mode d'emploi (une "méta-règle"). Quand la règle possède un caractère mécanique (on pourrait dire une "recette", et encore ...), on a le droit de l'oublier, de faire comme si elle n'existait pas. Mais quand le mode d'emploi n'est pas indifférent, quand il a lui-aussi une "existence propre", mieux vaut y penser. En clair : y réfléchir.

Tout ceci est bien inquiétant et donne le vertige : comment faire pour distinguer le caractère "mécanique" du mode d'emploi de son caractère "réfléchi" ? Ce ne peut être que par un mode d'emploi du mode d'emploi ! Soit une méta-méta-règle. Il ne semble pas y avoir de raison pour que cette "mise en abîme" puisse s'arrêter, sauf si le mode d'emploi du mode d'emploi n'est autre que .... le mode d'emploi lui-même ! Reste à démontrer que c'est toujours le cas.
Nous ne nous y aventurerons pas ici mais nous retiendrons simplement que le fait de disposer d'une règle ne doit pas dispenser de réfléchir. Ce qui nous donne :
 

 
La chose commence à prendre tournure. Il ne reste plus que l'histoire du nombre de journées*hommes.
 

Auteur : Bernard Morand  Entité-Association Date de dernière mise à jour : 1/02/1999